Chien de traîneau

Noter que la plupart de mes voyages avaient été organisés par Grand Nord Grand Large, une agence spécialisée dans voyage polaires.

Québec – Canada (2001, 2002, 2003)

C’est dans ce pays que j’ai appris à faire du chien de traîneau. La première fois, c’était en 2001, à la Pourvoirie du lac Cockanagog. J’avais 4 chiens blancs Samoyède. Notre guide était un bûcheron et avec 2 autres touristes français (un homme et sa soeur), nous avons passé 6 jours sur les pistes, en changeant de cabine chaque nuit. C’était ma première expérience de mushing, inoubliable et j’ai pris goût à cette activité hivernale.
Les deux années suivantes, je suis retournée au Québec avec un autre organisme Aventuraid.

France (2004)

Après trois expériences très heureuses de conduite d’attelage au Québec, j’ai eu envie en 2004 d’essayer en France, dans les Pyrénées Orientales, sur le plateau du Capcir à 2000 m, réputé pour son magnifique domaine nordique. J’y ai découvert une nouvelle forme de conduite plutôt sportive. Le manque de neige en début de séjour rendait les freinages et les virages difficiles. Les principaux attraits de ce raid, en plus du contact avec les chiens de notre guide, François, sont :
– l’ascension (et la descente) de fortes pentes,
– le franchissement les berges crevasées du lac des Bouillouses (dont le niveau baisse régulièrement à cause du barrage),
– les glissades impressionnantes des chiens sur certains lacs transformés en magnifiques patinoires naturelles,
– les paysages magnifiques qui jalonnaient nos balades.

Le seul inconvénient est que c’était moins sauvage qu’au Québec ou en Finlande, les pistes devant être parfois partagées avec les randonneurs et les skieurs. 

Finlande (2004) – Parc d’Hossa

Nouvelle expérience de conduite d’attelage au pays du père Noël, en Finlande, juste en dessous du cercle polaire, pas loin de la Laponie. J’ai eu la chance d’avoir 4 magnifiques chiens de course noirs, habitués à se donner à fond. Il a fallu donner de la voix, non pas pour les faire avancer, mais pour modérer leurs ardeurs, et les habituer à se reposer (au lieu d’aboyer) pendant les pauses et les repas. N’est ce pas David ? Mais une petite complicité a fini par s’établir au bout de quelques jours et la séparation a été comme à chaque fois difficile. Notre guide, Arnaud était à la tête d’un long convoi de 9 attelages. Heureusement pour nous, il y avait Karine et Julien pour nous aider. Le parc régional de Hossa offre des pistes très adaptées à la conduite d’attelage, avec de nombreuses cabanes très agréables pour pique-niquer. Encore une belle aventure réussie.

Finlande (2005) – Parc d’Hossa et sur le Mt Livaara

Retour au parc d’Hossa avec la même équipe qu’en 2004. Pour notre deuxième aventure, Arnaud nous avait préparé un programme spécial dont les points forts étaient l’éducation des chiots et l’ascension du Mont Livaara. Malgré tous les obstacles qui se sont présentés durant cette semaine, nous avons vu de splendides paysages et passé de très bons moments.
Après un repas traditionnel lapon avec notre hôte de l’an dernier, le séjour a démarré comme prévu par une journée à faire courir des chiots. Certains portaient un harnais pour la première fois. Nous avons préparé deux traîneaux mixtes : 2 chiots et 4 adultes et tous les chiots se sont merveilleusement comportés.
Les 2 jours suivants, le groupe a été divisé en deux afin de faire une sortie d’une journée en motoneige avec un guide finlandais et une sortie à 4 traîneaux pour voir les peintures de Varikalio. Ce fut une excellente méthode pour se remettre dans le bain et nous acclimater : chaque jour, il faisait de plus en plus froid : de -10°C le premier jour, nous avons atteint -30°C en fin de séjour.
Puis ce fut la sortie tant attendue vers le Mt Livaara, un tunturi dont le sommet atteint 470m. Il s’agit d’une montage ronde dont les arbres sont recouverts de haut en bas par la neige. Malheureusement, lors d’un départ agité, un chien, Peyotl, nous a quitté. Nous étions trop profondément boulversés par cette expérience douloureuse pour apprécier le panorama extraordinaire qui s’offrait à nous. Le soir le ciel s’est illuminé de magnifiques aurores boréales, comme pour rendre un dernier hommage à notre compagnon.
La semaine s’est teminée par une balade et un pique-nique très agréables au bord de la rivière de Lounatkoski.
J’ai eu la chance de retrouver les 4 chiens de course que l’année passée, toujours aussi impatients de repartir lors des pauses.

Finlande (2007) – Autour du lac Inari près de Ivalo

C’est pour l’école de l’aventure polaire, au nord de la Finlande, que j’ai craqué cet hiver 2007. Gilles Elkaim y a créé le camp Arktika pour nous faire partager sa passion des chiens et ses connaissances d’explorateur des milieux polaires.

Il y élève 2 magnifiques races de chiens : les Taimyrs et le Tchouktches. Le chien de Taïmyr est un chien à poils longs, massif mais athlétique. Sa fourrure lui permet de supporter les conditions extrêmes du Haut Arctique. Le chien de Tchoukotka est rustique, d’un caractère placide et résistant pour la course de longue distance et de travail au traîneau (informations extraites de son ancien site).

Une fois de plus, cette aventure avec des chiens de traîneau m’a fait vivre de très belles émotions. Nos 3 accompagnateurs étaient Gilles, un homme très passionné et très passionnant à découvrir, Lena qui s’occupe des chiots et qui nous a préparé de succulents repas, et Jean-Philippe qui nous a donné plein d’astuces sur la vie dans la nature.

Bien sûr, en premier souvenir, ce sont les chiens qui ont tiré mon traîneau : c’est vrai qu’il sont dévoués, travailleurs et magnifiques. Au début du séjour, on m’a confié Kiss Kiss (5-6 ans, le farceur) et les jumeaux Argos et Tuman (18 mois, fils de Umka et d’un berger russe). Un attelage très efficace et des chiens adorables. Puis j’ai aussi eu Kuss Kuss (et pas couscous) et Miu Miu, 2 frères de 30 mois ne se ressemblant pas du tout, l’un ayant les traits de son père Kiss Kiss, l’autre de sa mère une Husky. Biely, ah là là, n’en parlez pas à Gilles et Jean-Philippe, quel bagarreur et aboyeur. Tabalak et Tukulan, deux jeunes frères de 13 mois très puissants dans les traîneaux situés au milieu de la caravane, mais encore timides quand ils sont devant. Et Pouchette, 8 mois, que j’ai eu lors du retour de ma dernière ballade, la pauvre était fatiguée, mais elle est tellement craquante.

Je pourrais vous parler comme ça de tous les autres chiens : Kula, le gros nounours blanc en retraire forcée, la courageuse petite Beringa de 8 mois, les fougueux monstres gris de 8 mois Wali et Walu, les puissant chiens de wheel Aluk et Charik, les 3 mamans Intcha, Yenko et Ldina qui nous ont laissé carresser leurs chiots. Pushok, le chien de tête, on n’en parle pas : on applaudit quand il travaille, on l’observe quand il déambule en liberté dans le chenil et on admire sa complicité avec Gilles.
Conduite d’attelage en Finlande, autour du lac Inari près de Ivalo.

Lors des 15 jours passés au camp, j’ai pu découvrir presque tous les chiens et admirer leur qualités ou râler contre leur défauts. Tout comme, ils ont du se demander, qui est cette touriste qui ne court pas aussi vite que nous à côté du traîneau pour nous soulager. J’espère que mes câlins les ont consolé.

La région du lac Inari est très belle et il y a de merveilleux petits coins où faire du bivouac ainsi que de très belles Kotas toujours bien situées et très bien aménagées.

Voici les autres moments qui ont marqué ce voyage :
– première rencontre avec les rennes en liberté. Les chiens partent au galop. Youri ! Youri !
– le banya (sauna) avec Lena comme professeur qui me disait « Contrast ! Contrast ! ». Pour sûr : l’air du sauna est à plus de 100 °C, l’eau du seau vient du lac ! On se le vide sur la tête et on sort. C’est un peu dur au début, mais qu’est ce que l’on se sent bien après.
– des aurores boréales plusieurs nuits, donc une nuit en bivouac, le rêve !
– l’attelage de 17 chiens, balade exceptionnelle où les chiens, aux ordres de Gilles et avec Pouchok en tête ont montré leurs compétences. Petit événement : un arbre mal placé, un anneau qui rompt et voilà les chiens débarrasées de leur lourd fardeau. Trop heureux, ils trottent de plus belle, mais un « brrrrrr ! » fait stopper le convoi et Pouchock évite que toute l’équipe s’emmèle ou pire se bagarre.

Yukon – Canada (2006, 2009)

Je suis ensuite allée au Yukon en 2006 et en 2009.
Mais c’est où le Yukon ? Prenez un atlas, regardez dans l’extrême nord-ouest du Canada, et vous trouverez le Yukon, le pays de Jack London et de la ruée vers l’or du Klondike en 1898. Seulement 30 000 habitants sur une surface presque aussi grande que la France.
Ici, fin janvier, c’est la préparation de la Yukon Quest, la plus grande course de chiens de traîneau du monde.
Je pense que cet état est avec l’Alaska, le pays du traîneau à chiens. Le Yukon est un État canadien, donc beaucoup de gens parlent le français, la deuxième langue officielle.

Voici l’histoire de ma première aventure en 2006 :

 

Nous avons partagé nos pistes avec des mushers professionnels pouvant avoir jusqu’à 14 chiens dans leur équipe. Un monde séparait nos styles, mais le plaisir était le même. J’ai commencé avec 4 chiens inconnus et j’ai terminé le voyage avec 6 compagnons fidèles. Mon équipe était composée de chiens adorables, courageux, volontaires et relativement calmes (étant donné qu’ils sont généralement très excités le matin dès que vous déplacez les traîneaux ou les harnais).
L’aventure a commencé doucement, chaque jour devenant de plus en plus technique, pour se terminer par 2 camps de 4 et 3 jours dans des camps isolés mais confortables.
Nos guides, Trevor Braun (7 jours) et Pierre Fournier (3 jours), nous ont fait découvrir les splendides paysages du Yukon sur des pistes très variées. Chaque jour, ils nous ont préparé de très bons repas afin de faire face au froid (de -26°C à -2°C).

A noter parmi les nouvelles expériences :
– 2 nuits sous les étoiles à -7 °C et -20 °C, sur un matelas très confortable fait de branches de sapin.
– une truite pêchée sous la glace du Beaver Lake et consommée immédiatement le soir, un régal !
Au lodge, nous avons rencontré d’autres mushers et des personnages insolites, par exemple Ian McDougall, un véritable trappeur du Yukon.
Pour en profiter encore plus, il aurait fallu comprendre un peu plus l’anglais. Heureusement, Pierre, Guillaume et Ed m’ont aidé à partager leur passion et leur expérience avec leur bel accent québécois.

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